21 novembre 2008

L'économie sociale apporte-t-elle des solutions à la crise ? : Yes we do !

L'économie sociale est née pour répondre à la crise

Au 19ème siècle, l’industrialisation paupérise les classes populaires, ce sont les premières crises économiques et sociales. Face à cette paupérisation, les classes laborieuses cherchent à répondre à leurs besoins, que ce soit pour s’assurer contre la maladie à travers les caisses de secours mutuel, accéder au crédit par le biais d’organismes de crédit coopératif, se procurer certains biens essentiels (denrées alimentaire, vêtements) par la création de coopératives de consommateurs, ou s’organiser en groupements de producteurs. C’est ainsi que l’idée d’économie sociale apparaît.


10% des emplois en France

Cette économie ni capitaliste ni publique, qui favorise une implication de l'ensemble des parties prenantes (salariés, clients, actionnaires/administrateurs...) dans la gouvernance d'entreprise, représente aujourd'hui plus de 10% de l'emploi en France. Mais elle est également présente partout dans le monde, au sud comme au nord et même aux Etats Unis d'Amérique. L’économie sociale (associations, mutuelles et coopératives) n'a pas pour objectif de rentabiliser du capital, de servir des dividendes à des actionnaires, elle prône une répartition juste et équilibrée des richesses créées, dans le sens de l'intérêt commun.

Une solution à la crise actuelle ?

Si l'économie sociale semble en mesure de répondre à la quête de sens de nombreux citoyens, la crise actuelle interroge : touche-t-elle l'économie sociale aussi durement que l'économie classique ? et surtout l'économie sociale, que l'on entend peu aujourd'hui, peut-elle représenter une solution crédible ou du moins proposer des remèdes à la difficile situation économique et sociale que nous connaissons actuellement ? En quoi est-elle en rupture avec le capitalisme ?

A-t-elle les outils , la « taille » qu’il faut pour prétendre jouer ce rôle ?

Pour essayer de répondre à cette question, nous aurons le plaisir d'accueillir Thierry Jeantet, auteur de "l'économie sociale, une alternative au capitalisme" (éditions Economica, mars 2008). Thierry Jeantet est directeur général d'un groupement européen d'intérêt économique (Euresa) et président de l'association "Les Rencontres du Mont Blanc" (rencontres internationales de l'économie sociale). Il a multiplié les expériences au sein d'un secteur dont il connaît les forces et les faiblesses (il a travaillé dans une banque coopérative, au Groupement des mutuelles d'assurance, à la délégation interministérielle à l'économie sociale ; il a également été président du Centre des Jeunes Dirigeants et acteurs de l'économie sociale).

Avec Thierry Jeantet, des personnalités issues des mondes politique, médiatique et économique auront pour objectif d'identifier pendant cet événement les réponses que peut apporter l'économie sociale à la crise actuelle.

Rendez-vous à L'Atelier

le 4 décembre de 18 h à 20 h
8-10 impasse Boutron Paris 10ème.
Métro Gare de l'Est ou Château Landon
Stations Vélib' 10023 ou 10026.

Libellés : , ,

04 novembre 2008

Communiqué de la Banque Provençale et Corse

LA BANQUE POPULAIRE PROVENCALE ET CORSE PLUS QUE JAMAIS IMPLIQUEE DANS L’ECONOMIE DE LA REGION


Au cours de ces dernières semaines, la crise qui a frappé les marchés financiers, tout particulièrement dans les échanges entre banques, a fait naître des craintes relativement fortes de voir le système bancaire restreindre son offre de crédit notamment en direction des entreprises.

Cette crise a suscité, tant au niveau des acteurs du monde politique qu’économique, de nombreuses initiatives afin de limiter les risques que cette restriction pourrait entraîner sur la croissance et le développement des entreprises.

Bien sûr, la Banque Populaire Provençale et Corse, comme d’autres acteurs financiers, s’est adaptée à ce nouvel environnement et continuera de le faire.

De par son statut de banque régionale et coopérative, créée par des entrepreneurs, elle a toujours su répondre aux attentes des forces vives de la région et accompagner les entreprises dans leurs divers projets de développement.

En sa qualité de partenaire bancaire régional majeur des entreprises, malgré un contexte certes morose, la Banque Populaire Provençale et Corse souhaite renforcer encore son rôle de banque au service de la région et continuer à jouer pleinement sa mission au service du tissu industriel, commercial et social.

En 2008, comme d’ailleurs en 2007, et indépendamment des crédits accordés aux particuliers, ce sera près de 250 millions d’euros de crédits à moyen et long terme qui auront été distribués en Vaucluse, en Corse et dans les Bouches-du-Rhône pour accompagner les artisans, commerçants, agriculteurs, PME et les professions libérales.

Dans cette période de doute et de turbulences sur les marchés financiers, il nous a paru important de vous assurer que notre Banque, qui bénéficie d’une solidité financière de premier plan (avec un ratio de solvabilité parmi les plus élevés du système bancaire national), a les moyens de continuer à prendre une part active dans l’accompagnement des besoins des entreprises de sa région.

Libellés : ,

08 octobre 2008

La lettre du CPCA

Edito

Les grandes manœuvres ont commencé pour la définition de la politique associative dans notre pays. Il faut nous en réjouir car le temps de l’action est venu tant les inquiétudes et les interrogations sont nombreuses pour les responsables associatifs : relations aux pouvoirs publics, financements publics et privés, emplois aidés, réglementations européennes...

Ainsi, le rapport de Jean-Louis Langlais, inspecteur général, sur le cadre partenarial renouvelé entre les associations et l’Etat a été remis à la Ministre de la vie associative. Ainsi, le rapport d’information sur la gouvernance et le financement des structures associatives a été voté en commission à l’Assemblée nationale. Ainsi la mission de Michel Thierry, inspecteur général, autour de la transposition de la directive services et de la mise en œuvre de la réglementation de 2005 sur le financement des SIEG locaux a commencé et rendra ses conclusions en décembre prochain.

Tous ces travaux sont orientés vers la conférence nationale de la vie associative qui devrait se tenir en décembre prochain sous l’égide du Président de la République. Force est de constater que les constats et les enjeux sont bien posés par ces contributions, la matière est donc légitime, il faut que le dialogue s’ouvre avec les instances associatives pour analyser ensemble les propositions au service de l’intérêt général de la vie associative.

Dans le même temps le projet de budget 2009 a été présenté aux parlementaires. Que constatons-nous ? Des évolutions inquiétantes avec la suppression pure et simple de la ligne « animation rurale » au ministère de l’agriculture (7,5 millions), ou encore la baisse de 13 millions pour le programme jeunesse et vie associative et certainement beaucoup plus en 2010 et 2011 à en croire la baisse importante du budget global de la mission sports, jeunesse et vie associative sur cette période... Nous constatons également une remise en cause du financement contractuel du projet associatif par un recours à l’appel à projet ou à l’appel d’offre dans un certain nombre de secteurs. Pouvons-nous engager en toute sérénité une concertation aussi attendue et nécessaire alors que nous serions susceptibles de vivre déjà la « rupture » ? La CPCA exprime cette semaine la voix du mouvement associatif sur ces enjeux et donc sur l’avenir de la politique as sociative dans notre pays.

A la Une

- Gouvernance et financement des structures associatives
- Cofac - Amateurs sur scène : texte retiré, concertation demandée et vigilance maintenue !
- CNAJEP - Pour une politique de jeunesse ambitieuse et concertée
- FONDA - Nouveau cycle de petits-déjeuners débats
- La Ligue de l'enseignement - Réformes de l'Education : comment ne pas réagir ?
- Recours à la commande publique pour les associations :
veut-on en finir avec l'initiative citoyenne ?
- Conférence européenne de l'économie sociale
- Forum National des Associations & Fondations
- Novembre 2008 : mois de l'économie sociale et solidaire en France
- 3ème Forum de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire

Sources et crédit CPCA

Libellés : ,

23 septembre 2008

La lettre d'information N°94 du CPCA - La voix du mouvement associatif

« L’argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières ». Cette citation de Woody Allen résume assez bien la longue histoire du monde associatif depuis les « bonnes œuvres » - à dimension caritative – jusqu’à la gestion d’activités économiques générant aujourd’hui 1,7 millions d’emplois. Elle résume aussi l’état d’esprit actuel des responsables associatifs.

La onzième édition de notre revue « La vie associative » s’appuie sur une enquête inédite ayant sollicité l’avis et le témoignage de 1150 responsables associatifs. Les résultats sont sans appel : pour les responsables des structures associatives, les besoins de financement sont de plus en plus importants. Ils sont à mettre en perspective avec l’accroissement des besoins sociaux auxquels doivent faire face les associations. Or leurs incertitudes ne sont plus liées à une conjoncture mais bien aux remises en question des modèles de financement qui prévalaient jusque là.

Nous constatons toujours plus d’associations mais les analyses montrent une concurrence de plus en plus forte pour l’accès aux financements. Dans ce contexte, les collectivités ne pourront plus compenser le désengagement de l’Etat. Les financements privés, en augmentation, resteront concentrés sur un nombre restreint d’associations…

Ces prévisions ne sont pourtant pas fatalistes : pour consolider les relations financières avec les pouvoirs publics tout en développant l’accès aux ressources privés, des solutions concrètes existent.

Nous avons choisi de donner, en toute liberté, la parole à des acteurs associatifs, des experts, des universitaires et des élus pour qu’ils témoignent de ce moment clé de l’histoire associative.

En octobre prochain, nous espérons du rapport de la mission parlementaire sur « le financement et la gouvernance des structures associatives » des pistes prospectives. Pour la fin d’année, nous attendons que la Conférence nationale de la vie associative, sous l’égide du Président de la République, prenne en compte les propositions du monde associatif organisé.

Jacques HENRARD

Sommaire de la lettre d'information

*
A la Une
La Vie Associative n°11 sur le financement des associations
*
Actualité de nos membres
Coordination SUD - Lutte contre le changement climatique : quel régime multilatéral pour (...)
*
Actualités en régions
Séminaire « Reflechir avant d’agir sur le bénévolat »
*
Actualités Vie associative
Création d’un groupe de travail sur les SSIG
* Remise du rapport Ferry - Objectif 75 000 jeunes en Service Civique
* Le Forum Civique Européen lance un plan C
*
Agenda et rendez-vous divers
Conférence européenne de l’économie sociale
* Forum National des Associations & Fondations
* Deuxièmes rencontres nationales de la communication associative
* Novembre 2008 : mois de l’économie sociale et solidaire en France
* 3ème Forum de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire
* 27ème congrès international de l’économie publique sociale et coopérative du CIRIEC
* Les Assises du CEGES

Source et crédit
le CPCA

Libellés : , ,

04 septembre 2008

La notion de Groupe dans le monde coopératif & Vers des indicateurs RSE dans le monde bancaire

La notion de Groupe dans le monde coopératif - Séminaire international

Les groupes apparaissent dans un contexte d’adaptation des coopératives à un environnement économique plus concurrentiel et donc plus ouvert, plus ouvert et donc plus concurrentiel.

Si les racines historiques des coopératives plongent dans le XIXème siècle, les Groupes coopératifs émergent, quant à eux de la réussite des coopératives locales, dans la deuxième moitié du XXème siècle et plus précisément durant ces 30 dernières années.

Les Groupes coopératifs relèvent de secteurs économiques différents. Leurs points communs ? Certainement un état d’esprit, une évolution de la forme coopérative. Ces évolutions sont motivées par des ambitions différentes : volonté de réunir des structures proches pour créer des effets de taille, structurer pour rationaliser dans une optique de concurrence économique nationale et internationale, intégration logique et historique bâtie dans le temps…Ces évolutions prennent surtout en compte une volonté affichée de conserver le modèle coopératif comme base du gouvernement d’entreprise et de concilier efficacité économique, croissance et respect des équilibres coopératifs patiemment construits .

Le Groupe se dessine grâce aux relations de réciprocité, les relations vont de la base vers le sommet puisque ce sont les sociétaires qui détiennent la structure globale, et du sommet vers la base pour ce qui touche des orientations stratégiques et des services proposés à tous, mais aussi grâce aux relations transversales entre membres partageant la même organisation et les mêmes valeurs.

Pertinence d’actualité, la notion de groupe coopératif renvoie à plusieurs interrogations fortes. Les groupes sont constitués d’entités légales liées entre elles, la dimension juridique est donc fondamentale. Economiquement, toutes les parties d’un groupe agissent pour un but commun et créent des relations de réciprocité et de solidarité financières. Enfin, un groupe est également, et peut être avant tout, la manifestation d’une volonté simple et forte : celle d’individus désireux d’œuvrer dans une dynamique collective.

Vers des indicateurs RSE dans le monde bancaire

Les coopératives entrent dans une dynamique de promotion de leur identité organisationnelle.

Elles expriment le besoin d’affirmer leur différence et redécouvrent l’originalité et la pertinence de leur propre modèle d’entreprise. Elles cherchent à mettre en exergue leurs bonnes pratiques et à en améliorer d’autres. La rencontre avec le concept de la Responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) est donc dans la logique naturelle de l’affirmation de l’identité coopérative.

Prouver aujourd’hui que l’on est socialement responsable est une obligation imposée par le regard du marché et celui des consommateurs. La loi tente également et régulièrement de mettre davantage de transparence dans la gestion des sociétés complexes afin de préserver les arbitrages de l’actionnariat. Une entreprise non cotée n’est pas dans l’obligation d’entrer dans cette logique. Cependant, de nombreuses entreprises coopératives ont opté pour cette voie de reporting, et ce pour plusieurs raisons. Ces entreprises ont toujours eu des actions sociales et sociétales variées. Ces actions sont souvent répertoriées dans de nombreuses publications internes. Cependant, elles n’obéissent pas nécessairement aux canons érigés par les référentiels anglo-saxons qui dominent et influencent la réflexion sur la RSE. Les coopératives font ainsi généralement preuve d’originalité d’autant plus que la RSE a été une pratique constante depuis leur origine, avant même que ce concept soit défini.

Les coopératives proposent d’apporter un regard complémentaire à ce qui est aujourd’hui en train de se dessiner. Ce séminaire a pour vocation de travailler, ensemble, à l’opportunité de voir émerger dans le futur des critères RSE qui soient plus en cohérence avec l’identité coopérative.

La notion de Groupe dans le monde coopératif

Mardi 21 octobre 2008
Maison de l’Amérique latine,
217 bd Saint Germain, Paris, France
9h00 - 17h00

Renseignements et inscriptions :

Sandrine Rodrigues : sandrine.rodrigues@coopanet.coop
International Co-operative banking Association c/o Crédit Coopératif
BP 211 – 92002 Nanterre cedex
Tel : + 33 (0)1 47 24 90 88 – Fax : + 33 (0)1 47 24 86 42

Libellés : , ,

02 septembre 2008

La Banque Populaire Provençale et Corse reçoit le Label de Responsabilité Sociale pour son Centre de Relation Client

Communiqué de presse du 01 septembre 2008


Le comité de labellisation de l’ALRS (Association pour la promotion et le développement du Label de Responsabilité Sociale) a décerné à la Banque Populaire Provençale et Corse le « Label de Responsabilité Sociale » dans la catégorie « Centres de relation clients internalisés » pour la période 2008/2009. Cette nouvelle distinction, consécutive à celle déjà obtenue en 2006, valide et récompense l’engagement de la Banque Populaire Provençale et Corse pour la qualité des conditions de travail, de ses politiques de recrutement, d’intégration et d’accompagnement de ses collaborateurs, du dialogue social … dans son Centre d’appels situé à Marseille.

Le « LABEL RESPONSABILITE SOCIALE », annoncé et soutenu par Jean-Louis Borloo, Ministre de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale, lors du SECA 2005 (Salon Européen des Centres de Contact et de la Relation Client), a vocation à promouvoir les opérateurs du secteur intégrant la notion de responsabilité sociale dans leur management au quotidien. Ce label est en outre, garant d’une valeur ajoutée accrue dans la qualité des prestations délivrées et apparaît comme un facteur fort de différenciation dans un marché arrivé à maturité.

Cependant, le secteur des centres de Relation Client souffre d’une image souvent dévalorisée auprès des médias ou du grand public alors même que les acteurs du marché et les pouvoirs publics s’accordent à reconnaître qu’il dispose d’un fort potentiel de croissance et de création d’emplois en France. L’enjeu consiste donc à trouver des solutions permettant d'améliorer son image et sa capacité à délivrer des services de qualité.

La Banque Populaire Provençale et Corse a ainsi été auditée in situ par la société Ernst & Young, afin d’obtenir ce Label et ainsi valoriser les métiers de son Centre d’appels par rapport aux métiers traditionnels de la banque.

François BAFFERT, Directeur des Ressources Humaines a répondu aux questions des auditeurs sur les thèmes du recrutement, de l’accueil et de l’intégration, des suivis de carrière, de l’intégration des personnes handicapées, de la reconversion, du baromètre social, du dialogue social, de la formation (DIF, plan de formation,…), de la surveillance et des conditions de travail. Jean-Pierre COMBA, Directeur des Marchés, a expliqué le rôle actuel du Centre d’Appels dans sa fonction d’appui au réseau d’agences et d’outil commercial stratégique de distribution et marketing au cœur même de la relation client. Chantal TRANIER, Directrice de l’Agence Téléphonique, a assuré la coordination du projet et s’est exprimée sur les aspects techniques, commerciaux et managériaux du Centre d’appels. Quelques télé-acteurs, télé-conseillers et superviseurs ont également fait l’objet d’entretiens personnalisés avec les auditeurs d’Ernst & Young.

Examen réussi, donc pour la Banque Populaire Provençale et Corse, qui bénéficie d’une reconnaissance vis à vis de ses salariés, d’une mobilisation des personnels sur des objectifs communs et d’une valorisation de son expertise auprès de ses clients.

La Banque Populaire Provençale et Corse se place au cœur des enjeux sociaux, toujours prête à accompagner ses collaborateurs dans leur parcours professionnel, tout en respectant les règles de l’éthique sociale dont chacun doit bénéficier et confirme la volonté de la Banque de s’inscrire dans sa démarche de développement durable.

Banque Populaire Provençale et Corse

Libellés : ,

23 juillet 2008

CJDES : Formaliser la gouvernance

Cette conférence a été organisée autour de Chantal Chomel, directrice juridique et fiscal de Coop de France, et de Jean Gautier, ancien secrétaire général de la CGSCOP.

Une dynamique de Coop de France

Signe d’une relation avec le Cjdes, Coop de France a eu recours dans un passé récent au bilan sociétal, cet outil développé par le Cjdes.

Philippe Mangin, Président du mouvement coopératif agricole, déclarait ainsi en 2001 : « les coopératives doivent servir leurs adhérents au quotidien à travers leurs performances mais aussi par leurs spécificités, qui ne se limitent pas à des obligations statutaires. Le bilan sociétal permettra de faire apparaître les retombées non lisibles dans un rapport d'activité classique ».

Les entreprises coopératives représentent un poids économique important dans le paysage agricole et alimentaire :

·leur chiffre d'affaires global est évalué à près de 80 milliards d'euros pour l'année 2007 (en incluant les filiales) ;
·3 200 entreprises industrielles et commerciales (coopératives, unions et SICA) et 12 700 CUMA
·Plus de 1 500 filiales type SA, SAS, SARL ;
·40% de l'agroalimentaire français ;
·Au moins 150 000 salariés permanents ;
·Sur 406.000 d'exploitations agricoles (exploitations à temps plein uniquement), les 3/4 sont adhérentes d'une coopérative au moins.

Du contrôle à la définition des instances de la gouvernance

Créé en 2006 le Haut Conseil de la Coopération Agricole (HCCA) est le garant du respect des textes et des règles de la Coopération agricole. Il délivre et retire l’agrément des coopératives. Il définit également les principes et élabore les normes de la révision des coopératives agricoles. Ainsi, elles doivent se conformer à des statuts types homologués par le ministère de l’agriculture et, désormais, leur création est subordonnée à un agrément délivré par le Haut Conseil de la Coopération Agricole.

La question de la formalisation de la gouvernance et du contrôle, en l’occurrence, amènent à s’interroger sur le périmètre de la gouvernance et sa définition. La gouvernance s’entend globalement c'est-à-dire au regard non seulement des rôles respectifs et des missions du Président et du directeur général mais aussi du Conseil d’administration et de l’Assemblée générale.

L’Assemblée souligne que la place des coopérateurs est fondamentale. Dans le monde agricole les adhérents sont souvent très présents car les résultats de la coopérative déterminent une part non négligeable de leurs propres résultats économiques.

Une coopérative agricole est une entreprise qui obéit à des finalités qui lui sont propres : propriété des agriculteurs qui détiennent son capital et lui apportent leur production, elle a reçu pour mission de valoriser et de commercialiser la production de ses adhérents. Ce qui explique largement l’interaction entre la coopérative et l’adhérent et donc son implication dans le mode de gouvernance opéré par la coopérative.

Les coopératives agricoles sont nées de la volonté des agriculteurs de créer des outils d'approvisionnement, de collecte, de transformation et de commercialisation qui soient le prolongement de leur exploitation. Des outils qui leur permettent de ne pas être réduits au simple rôle de fournisseurs de matières premières, sans pouvoir ni influence. A cet effet, ils sont engagés par l'apport en produits agricoles et en capital social.

Formaliser les règles de gouvernance induit aussi une façon de produire ensemble, et s’exprime comme un gage d’efficacité collective.

Instances de consultation, les coopératives agricoles permettent aux adhérents de se positionner sur des stratégies d’entreprise. Par exemple, dans une coopérative importante, la consultation et le vote récent de 3 000 adhérents qui se sont déclarés contre l’usage des OGM, car jugés insuffisamment perfectionnés, en est une illustration.

Cet exemple illustre une fois de plus que le clivage « grandes coopératives/petites coopératives est relativement artificiel et réducteur : on peut avoir des très grandes coopératives qui ont construit des systèmes de délibérations décentralisés et des petites coopératives qui vont fonctionner de façon très « autocratique ».

L’administrateur, pilier de la gouvernance

L’administrateur est le pilier constant de la gouvernance dans les coopératives agricoles. Il représente la délégation de la démocratie de la part des adhérents. Chaque année un renouvellement partiel des administrateurs est opéré et permet de conserver une base stable.

Au sein des entreprises coopératives, le couple président-directeur traduit l'association du "monde paysan" au monde économique, tout en garantissant la mobilisation et la responsabilisation des sociétaires et des administrateurs à l'égard de l'entreprise et de ses résultats. La bonne entente et complémentarité des deux fonctions est un gage de la réussite de la coopérative.

L'administrateur a, pour sa part, comme mission essentielle d’assurer la réalité du pouvoir de l'agriculteur, d’entretenir le sentiment d'appartenance et d’assurer la cohésion du groupe. Son rôle est à la fois décisionnel et aussi de relais des intérêts des adhérents. Il est donc, à ce titre, un relais d'information entre les adhérents et le Conseil. Son rôle dans la stratégie de l’entreprise est de taille puisqu’il oriente la stratégie de l'entreprise et en contrôle la mise en œuvre. Enfin, il est le garant du respect des finalités de l'entreprise coopérative et de sa pérennité. Il incarne l’animation de la coopérative et sa transmission dans le temps aux générations suivantes.

La fonction d’administrateur s’est largement diversifiée ces dernières années avec une complexification croissante des marchés et des avec des évolutions importantes.

Il s’est vite avéré nécessaire de bien former ses administrateurs.

Former les administrateurs

Très tôt, Coop de France s’est engagée dans la formation de ses administrateurs et ce depuis les années 50. Aujourd’hui, un parcours de perfectionnement au gouvernement de l’entreprise coopérative agricole est engagé et un Institut de management stratégique de la coopération agricole est lancé avec comme partenaire pédagogique l’ESSEC.

Ce projet vise à aider les participants à développer une approche stratégique de leur mission dans ses aspects conceptuels mais aussi pratiques. Il vise à donner des méthodes de travail et à trouver des solutions innovantes à des problèmes de plus en plus complexes qui doivent être traités au sein de l’entreprise coopérative : conduire des réunions, favoriser l'adhésion des membres et des salariés, mobiliser les acteurs, décider des orientations cohérentes et contrôler leur efficience, gérer des enjeux de pouvoir, anticiper et négocier des conflits, et globalement construire l'entreprise coopérative agricole en développant des relations de solidarité et de confiance.

L’objectif des formations est également de créer un vivier d’administrateurs pour demain, d’anticiper les départs et de préparer les renouvellements. Les renouvellements sont souvent source de déperdition d’informations et de connaissances. Une personne qui part est un peu une part de l’histoire de la coopérative qui s’échappe. Afin de toujours maintenir une transmission de notre patrimoine culturel la question des supports et de la formation reste fondamentale.

Formaliser les pratiques, proposer des réponses : réédition d’un guide

10 ans près la sortie du guide :"l'administrateur en questions, osez savoir !" qui a été diffusé à plus de 5 000 exemplaires, la 2e édition vient d’être publiée en 2007. Cette nouvelle version actualisée et enrichie conserve sa formule originelle de traitement par questions/réponses, en apportant aux différents thèmes un triple éclairage : aspects juridiques, pratiques coopératives et préconisations de Coop de France.
En plus de 120 points et en une centaine de pages, ce guide à destination des élus reprend l’ensemble des questions qu’un administrateur peut être amené à rencontrer dans le cadre de son mandat d’élu : répartition des rôles, responsabilités, contrôle, présentation des fonctionnements statutaires etc.

Un ensemble de règles formalisées au regard des pratiques de chacun, qui ne doivent pas faire oublier que la place de la culture de chaque coopérative, dans sa gestion, son mode d’organisation joue également un rôle déterminant.

Enfin, une coopérative qui améliore ses pratiques a un impact large puisqu’elle va venir influer sur la totalité des membres de la coopérative. Le bilan sociétal a, par exemple, permis l’identification de bonnes pratiques qui se sont avérées être des pratiques que plusieurs coopératives ont pu suivre. La force du collectif s’impose.

La révision coopérative est l’autre outil de contrôle externe que se sont donné les coopératives. La révision est d’abord un outil d’aide à la gouvernance pour le conseil et les dirigeants afin de s’assurer que la coopérative présente un fonctionnement coopératif conforme à ses principes.

Reste un des moteurs du projet coopératif qui est de faire progresser les hommes ensemble et de manière organisée. A la question posée à un coopérateur « que vous apporté la coopérative ? » celui-ci répondait « l’émancipation ».


Jean Gautier, 36 ans de coopération

36 ans passés au sein dans les coopératives de production, dont 13 en tant que secrétaire général de la Confédération générale des SCOP font de Jean Gautier un témoin des coopératives et de leur évolution.

Pour suivre le propos précédent, la Comédie Française a pour devise Simul et singulis qui signifie être ensemble et être soi-même. L’idée sous-jacente est qu’un individu se valorise par le collectif. L’individu et le groupe étant profondément liés et se nourrissent l’un de l’autre. La notion d’équilibre est fondamentale, si jamais le groupe prend le dessus sur les individus, ou si les individualités prennent le pas sur le groupe, un blocage s’instaure.

Les Scop en 2007

· 1 826 Scop
· 38 156 salariés (hors filiales)
· 3,5 milliards d’€ de chiffre d’affaires dont 9,5% à l'export
· 1,5 milliard d’€ de valeur ajoutée
· 169 millions d’€ de résultat avant impôt sur les sociétés
· Taille moyenne : 21 personnes
· Taux de sociétariat à plus de 2 ans : 87 %


Les Scop, nées de l’histoire

Une des spécificités très fortes de la coopérative de production tient au fait qu’elle est « fille de la misère et de la nécessité ». Créées à la fin du 19e siècle, les coopératives de production ont pour mission, alors, de veiller à abolir le salariat considéré comme une condition de l’exploitation. La révolution française en interdisant l’organisation de défense collective est venue heurter frontalement le développement de toute forme de rassemblement, même si cela avait pour visée une dimension économique. La Révolution française a imposé deux pôles à la société française, tout d’abord l’Etat, qui représente la communauté des citoyens, et les individus, pris individuellement. Entre ces deux pôles il est alors impossible de structurer un quelconque « corps intermédiaire » venant défier la logique bipolaire du tout Etat ou du tout individu.

Toute l’activité économique du 18e siècle qui était organisée autour des métiers et des corporations est alors démantelée. Le système avec ses différentes parties, sous-parties organisées, explose alors.

Face à un recours massif d’ouvriers qui ne sont plus en mesure de se protéger collectivement, commence à apparaître une forte mobilisation de la part de divers acteurs. Il était impossible de négocier une augmentation de salaire, puisque ce dernier ne correspondait qu’à un coût de maintien et de subsistance de l’ouvrier. Le réflexe naturel est alors de s’associer pour acheter, de s’associer pour produire. Le principe de l’association capital/travail va s’imposer. Les travailleurs apportent leur capital, et produisent ensemble. Les organisations en métiers, tels que connus avant 1789 jouent alors une influence déterminante dans la construction du mouvement Scop.

Propriété de qui ?

Les premiers socialistes utopiques posent le problème de l’indépendance qui est à conquérir grâce à l’appropriation de l’outil de travail. Si certaines réponses se sont manifestées via une étatisation des outils de production, les coopérateurs apportent, quant à eux, une autre vision. Dans les coopératives, la propriété est transférée à la coopérative, elle n’est pas partagée entre les membres de la coopérative, elle est encore moins étatique, ce qui est particulièrement révolutionnaire pour le droit français, voire absurde.

Sur cette base, la gouvernance démocratique pose les fondements de sa naissance.

La démocratie se présente alors comme la conséquence de l’accumulation des réserves et du capital variable. Le vrai capital est celui de la coopérative, forme de propriété collective. Le seul pouvoir sur la gestion de la coopérative est alors celui de la démocratie sous le principe « une personne, une voix ».

Ainsi, la loi de 1978 sur les SCOP précise dans son article 1er : « les sociétés coopératives ouvrières de production sont formées par des travailleurs de toutes catégories ou qualifications professionnelles, associés pour exercer en commun leurs professions dans une entreprise qu'ils gèrent directement ou par l'intermédiaire de mandataires désignés par eux et en leur sein ».

L’entreprise ne se présente donc pas comme un outil de maximisation du rendement, mais bien comme un outil au service des associés. Le mode de fonctionnement et la finalité de ces organisations est original et ne vise pas la valorisation du capital. La gouvernance utopique tient alors en grande partie dans la volonté de valoriser du savoir-faire humain.

Aujourd’hui, les divers outils de formalisation que l’on rencontre dans le monde de l’entreprise avec les rapports de développement durable, la responsabilité sociale de l’entreprise devraient pousser à une valorisation du mode de fonctionnement des coopératives. La question de la vocation sociale, de la viabilité et de la vivabilité des organisations, des finalités organisationnelles vont mettre en exergue la question de la valeur des individus et des finalités sociales, économiques des entreprises.

Il sera demandé aux entreprises, très certainement et dans un avenir proche, d’évaluer leur utilité sociale, de valoriser leur caractère participatif, de mesurer leur gouvernance et l’apport de celle-ci. Les coopératives apportent des contributions sociales, sociétales de taille, ce travail permettra de valoriser les pratiques collectives.

Sources, crédits et copyright
CJDES - Newsletter N°6 – juillet 2008

Libellés : , ,

Communiqué du CPCA

Le rapport de la CPCA sur « les besoins de financement des associations » sort enfin après un long travail interassociatif de recueil et d’analyse des données, de remise à jour des propositions communes pour répondre aux nouveaux enjeux.

Depuis 2005 et le travail préparatoire de la première Conférence nationale de la vie associative sur ce sujet, peu de choses semblent avoir changé mais les apparences sont trompeuses. Déjà, si le désengagement de l’Etat dans le financement des associations a été confirmé, la fin de la deuxième phase de la décentralisation ne permettra plus la substitution des financements du national vers le local. Alors que les administrations font courir des bruits de restrictions drastiques de crédits d’intervention pour 2009, le Parlement devra donc se pencher sur un projet de loi de finances à dimension pluriannuel (2009-2010-2011) dans un contexte totalement différent des années précédentes.

Par ailleurs, la qualité des relations contractuelles entre associations et pouvoirs publics a été modifiée avec les constats de glissement, au niveau territorial comme national, vers la commande publique. Ce glissement ou plutôt ce recours à la mise en concurrence de la prestation associative se retrouve d’une autre façon dans l’évolution des conventions où de plus en plus de contreparties sont négociées et évaluées à l’aune d’indicateurs de performance qui n’ont rien à voir avec le projet associatif initial. Cette rationnalisation de l’action publique, non concertée, est également percutée par les nouveaux enjeux européens liés à la légalité des aides d’Etat (circulaire attendue pour décembre 2008) et à la transposition de la directive « services » (pour décembre 2009).

La CPCA est donc particulièrement vigilante cet été sur le nouveau contexte budgétaire pour les associations. Ce rapport vient donner un éclairage expert et interassociatif sur ce que nous vivons et ce que nous voulons pour un nouveau cadre partenarial pouvoir public - associations. Le rendez-vous est pris à la rentrée.

Jacques Henrard

Découvrir le site Web de la Conférence permanente des coordinations associatives

Libellés : , ,

27 mai 2008

Leadership et légitimité

Cette conférence a été organisée autour d’Etienne Pflimlin, Président du Crédit Mutuel et de Richard Pin, Responsable du Master « Management de l’Innovation Sociale(1) » deSciences Po Lille.

Résumé et extraits

Richard Pin, une approche sociale du leadership

« La caractéristique la plus importante du leadership est la légitimité » explique Henry Mintzberg. En réduisant le leadership à un, nous oublions les autres sans lesquels le leader n’est pourtant rien. Mintzberg nous explique combien « le leader, pour une certaine littérature business pop, c’est l’équivalent du cavalier qui, du haut de son cheval blanc, arrive en sauveur pour régler tous les problèmes. Seul. Comme par magie. » Quelle serait alors la solution qui pourrait nous aider à briser ce cercle vicieux où, face à des situations de plus en plus complexes, nous rechercherions des solutions de plus en plus radicales, portées par des individus de plus en plus radicaux ?

« On ne devrait jamais nommer un manager sans demander à ceux qu’il a dirigés ce qu’ils pensent de lui » nous dit Mintzberg.

« Le vrai leadership s’acquiert à l’interne, dans une unité, une organisation, une communauté ». Partant de là, nous avancerons l’idée que le leadership n’est pas le véritable leadership. La première explication de ce constat est que nous sommes, et peut être pour notre plus grand malheur, des obsédés du leadership.

Cette obsession relevée d’ailleurs par Mintzberg se traduit, entre autres, par le nombre de publications, de forums, de colloques, de congrès et de formations consacrées au leadership, l’Observatoire de la Gouvernance n’étant pas épargné par le mal. Le leadership, c’est 124 millions d’occurrences sur Google et plus de 250 000 ouvrages sur Amazon.

Bien évidemment, il est impossible de distinguer le bon grain de l’ivraie, ce d’autant plus que derrière toute cette offre se cache aussi le pire : des productions de piètre qualité surfent sur une mode, dans le pire des cas des discours à même de causer des dégâts sur des individus et dans des organisations, voire des dérives sectaires, sont véhiculés.

Par ailleurs, cette surabondance nuit à la compréhension que nous pouvons avoir du leadership, à la lisibilité de la notion, mais aussi et surtout à la vision que nous pouvons en avoir. La spirale que nous créons et auto entretenons nous conduit à pousser de plus en plus loin nos délires obsessionnels. C’est ce que Mintzberg relève dans son interview : « Une organisation connaît du succès? C’est à cause de l’individu qui la dirige. Elle va mal ? Trouvons un meilleur leader et tout rentrera dans l’ordre ».

Pourtant, il n’est pas si difficile de voir que nous sommes pris à notre propre jeu : à trop vouloir du leadership, nous n’avons plus de leadership. Une autre explication est qu’à trop nous centrer sur le leader, nous ne savons plus ce qu’est le leadership.

Nous nous laissons aveugler par les fortunes et les désastres causés par des individus et nous avons tendance à oublier que ces individus sont d’abord des membres d’organisations, ayant pour chacune d’entre elles leur propre rapport au temps et à l’espace. Chaque organisation va produire une culture qui lui est propre, écrire une histoire qui lui appartient, réunir des hommes et des femmes participant à ce mouvement global.

Or, restreindre le leadership au seul leader revient à couper les organisations de celles et ceux qui les caractérisent et les font vivre, à savoir leurs membres. Partout dans le monde politique comme dans celui des affaires, nous sommes portés à en appeler à des leaders brillants sous les feux des projecteurs devant les parties prenantes de toute organisation qu’elle soit entreprise, ONG, parti politique, collectivité locale ou Etat. Confondre leadership et leader est la pire crise que puisse connaître le leadership, parce qu’elle porte en elle le germe d’une catastrophe majeure pour nos organisations : à trop vouloir des leaders, nous n’avons plus de leadership.

Ensuite, nous tombons dans un piège connu comme le mythe de la Pierre Philosophale : nous voulons apprendre le leadership, ce parce que nous voulons être leader, attirés que nous sommes par le pouvoir, l’argent, la gloire ou même les trois. Or, comme le relève Mintzberg, « le leadership ne s'apprend pas dans les salles de cours. Il s'acquiert au fil des ans, avec des essais, des erreurs et des cicatrices pour en témoigner. »

L’enseignement du leadership ne peut donc pas consister en recettes, outils, méthodes qui viseraient à faire de nous des leaders. Rien n’y fait : la demande est forte dans les business schools ou dans les Universités d’entreprise pour des cours sur l’exercice du pouvoir. Force est de constater que l’offre prolifère, à coup de littérature de management d’aéroport, de biographies sur les recettes du succès de personnalités en vue du moment, de produits sans cesse renouvelés proposés par certains vendeurs de conseil et de formation. Nos incantations s’amplifient et se répondent entre elles : nous avons besoin de leaders, nous avons besoin d’être ces leaders et nous voulons apprendre à l’être rapidement, à coup de trucs et d’astuces : à trop vouloir des leaders, nous n’avons plus de leaders.

Manager consiste à trouver des solutions, diriger consiste à gérer des paradoxes. Nous touchons là à un enjeu majeur du leadership et ceci n’a pas échappé à certains des plus grands penseurs du management, dont Warren Bennis qui écrivit : « Le problème auquel seront confrontés presque tous les leaders à l'avenir sera de développer l'architecture sociale de leur organisation de manière à ce qu'elle génère du capital intellectuel. »

« Mais nous aurions tort de nous en remettre à ces seuls individus pour faire avancer nos organisations et nos sociétés. » Le leadership est phénomène social. C’est l’avènement de ce que Mintzberg nomme le COMMUNAUTESHIP, garant d’un meilleur équilibre entre le leadership - juste assez de leadership - et la reconnaissance de l’apport des processus collectifs dans la vitalité de nos organisations et de nos sociétés ... / ...

Etienne Pflimlin, une approche du leader mutualiste

"... / ... On a souvent tendance à classer les banquiers selon deux catégories, les gestionnaires de risques financiers et les banquiers chefs d’entreprise. Un dirigeant de Crédit Mutuel serait plutôt à ranger dans une autre catégorie qui est celle des « banquiers de proximité ». Cette proximité a un prix, celui d’être directement confronté avec la réalité locale, directe avec les sociétaires. Il n’est pas rare de voir un Président de Caisse locale du Crédit Mutuel, qui, face à son Assemblée générale annuelle, peut être « tétanisé ». Le meilleur conseil alors est d’être naturel, d’être soi-même. Il y a un véritable art de la simplicité et du naturel dans le leadership mutualiste. Leader capitaliste vs leader mutualiste.

Une des différences de taille tient à l’absence de logique et de dépendance de la cotation pour les organisations mutualistes. Le cours de bourse a trop tendance à être un indicateur de la qualité du leader. Or, bien souvent ses qualités et ses actions sont à appréhender à l’aide d’autres critères, certainement moins volatils. Dans les organisations mutualistes la performance est collective, elle n’est donc pas le simple fait et la responsabilité d’un seul individu. Les bons résultats comme les mauvais sont la responsabilité de tous, ce qui est logique, une entreprise ne peut se résumer au « génie » d’un seul individu. D’un autre côté, il est évident que, si le rachat du CIC par le Crédit Mutuel s’était avéré un échec, le leader aurait été atteint. Il y a également une responsabilité historique du leader mutualiste. Il doit veiller à transmettre la coopérative, l’outil économique, à ses enfants.

L’intergénérationnel est une donnée fondamentale pour bien comprendre ce qu’est un leader mutualiste. Nous nous inscrivons ainsi en porte-à-faux au regard d’une logique court-termiste qui, parfois, peut venir brouiller les messages stratégiques d’entreprises cotées. Notre investissement se fait ainsi sur ceux qui font vivre la coopérative, nous engageons des politiques de revitalisation de notre sociétariat, de nos administrateurs, là se trouve notre moteur et notre finalité. La subsidiarité et le modèle politique des coopératives.

Diriger une organisation mutualiste passe par l’interactivité permanente entre niveaux de l’organisation. Le mandat national est dépendant des autres mandats, présider la Confédération nationale du Crédit Mutuel est fonction d’autres mandats régionaux et locaux. Ainsi, je suis Président du Crédit Mutuel, mais également Président de la Fédération régionale Centre Est Europe et surtout Président d’une Caisse locale à Strasbourg. L’interactivité est complète, la légitimité à tous les niveaux, auprès des sociétaires, des administrateurs locaux, régionaux et nationaux. Le leader incarne laculture de l’entreprise à tous les niveaux de l’organisation, pour tous.

Une organisation comme le Crédit Mutuel ressemble d’ailleurs plus à un système politique, avec divers échelons de nominations liés entre eux, qu’à un modèle d’entreprise classique qui serait hiérarchisé et centralisé.

Le Crédit Mutuel fonctionne selon le principe de subsidiarité. Les 2 000 Caisses locales sont autonomes, dirigées par 24 000 administrateurs élus. Tout ce qu’elles ne peuvent réaliser par elles-mêmes est délégué au niveau régional. Les 18 Fédérations régionales et les 700 administrateurs gèrent leur organisation et font appel au niveau national pour les opérations qu’elles ne peuvent effectuer seules. Le Président de la Confédération nationale a ainsi un rôle de fédérateur en interne et de représentant national, européen et international en externe.

Chacun est leader à son niveau, la légitimité tient au fonctionnement démocratique de l’ensemble. Cette légitimité tient aussi à la volonté que chacun met à vouloir devenir administrateur. Cet engagement illustre la détermination d’acteurs de faire vivre les valeurs mutualistes du groupe. Ces valeurs sont partagées et consolident le collectif global. D’ailleurs, les candidats au poste d’administrateur se présentent en portant en eux, déjà, un lien, voire un attachement particulier à l’organisation.

La candidature est ainsi fonction de cette adhésion profonde.Si nous devions nous interroger pour savoir si ce sont les grands hommes qui font l’histoire, nous répondrions que, dans les coopératives, c’est un subtil mélange de la force collective des sociétaires et de leurs dirigeants qui agissent avec la conscience de promouvoir une organisation qui a un sens original, voire originel.« L’union fait la force. Aujourd’hui, une plate-forme européenne promeut les intérêts de 260 000 coopératives. S’exprimer au nom de chacun confère une responsabilité et une force partagées par la totalité de la communauté coopérative ».

Il ne peut y avoir de responsabilités dans une banque coopérative si on n’y croit pas.

L’exigence est profonde et forte.

(1) Mastère de management de l'innovation sociale

Libellés : ,

15 mai 2008

Résultats du crédit Mutuel Méditérranéen

Après la Banque Populaire Provençale et Corse, c'est au tour d'une autre banque mutualiste : Le Crédit Mutuel Méditerranéen de publier ses résultats pour 2007.

Ecosociale vous donne ci-dessous les données qu'ils nous ont communiquées.

Communiqué du Crédit Mutuel Méditerranée - Marseille le 14 mai 2008

Pierre Filliger, Président et Lucien Miara, Directeur Général ont présenté le mercredi 14 mai, les résultats 2007 réalisés par le Crédit Mutuel Méditerranéen

Banque mutualiste et coopérative régionale, le Crédit Mutuel Méditerranéen a poursuivi son développement en 2007 malgré une conjoncture tendue et une concurrence locale de plus en plus forte. L’activité bancassurance des 91 points de vente, répartis sur 13 départements des régions Provence-Alpes Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon, Corse et Principauté de Monaco, a ainsi permis de réaliser en 2007 un résultat net de 28 millions d’euros, soit une augmentation de 27,8 % par rapport à l’année précédente.

Une croissance affirmée
Comme le souligne Lucien Miara, « malgré un contexte économique et financier de plus en plus concurrentiel, le Crédit Mutuel Méditerranéen a été en mesure de réaliser en 2007 de bonnes performances sur l’ensemble de ses marchés. L’activité a été soutenue tant dans les domaines de l’épargne, du crédit que dans les produits d’assurances ».

Les chiffres le confirment :

- l’épargne a connu une progression de son encours total de 6,3 % à 5 202 millions d’euros avec une progression de 6,2 % pour les dépôts gérés (3 532 M€) et de 6,8 % pour l’épargne financière (avec 1 636 M€ dont 1 202 M€ pour l’épargne « assurances »).

- les crédits sont également en hausse de 13,9 % à 4 110 millions d’euros d’encours. La production de crédits (1 193 M€) est quasiment identique à celle de l’année précédente.

- enfin, en ce qui concerne l’assurance dommage (IARD), le chiffre d’affaires a augmenté de 7 %, le portefeuille de produits de 6 % et les nouvelles affaires dépassent le nombre de 55 000 pour un total de 303 485 contrats (+ 6 %).

A l’écoute de notre environnement
Banque différente, le Crédit Mutuel Méditerranéen investit la majorité de ses excédents dans le développement économique local. Comme le rappelle Pierre Filliger : “notre banque coopérative et mutualiste se distingue de la plupart des autres établissements financiers par son souci constant de soutenir les acteurs de l’Economie Sociale régionale et les créateurs de très petites entreprises.

Nos actions de mécénat concernent également chaque année plus de 400 associations sur l’ensemble de notre territoire”

Pour toute information supplémentaire, vous pouvez contacter :

Michel Palacio : palacimi@cmsem.creditmutuel.fr
Fabrice Le Ru : lerufa@cmsem.creditmutuel.fr

Libellés : , ,

24 avril 2008

Le Parti Socialiste intègre l'Economie sociale dans son projet

Militants de longue date de l'économie sociale, nous nous étonnons depuis des années qu'aucune formation ou Parti Politique ne prenne en considération cette forme d'économie alternative. L'économie sociale est présente dans tous les domaines et en concurrence avec l'économie marchande. On parle dans ce cas d'économie sociale de marché.

Les entrepreneurs de l'économie sociale sont des groupements de personnes (et non de capitaux) jouant un rôle économique : les coopératives de toutes natures (salariés, usagers, d'entreprises), les mutuelles (d'assurance ou de prévoyance santé), la plupart des associations gestionnaires.

L'entreprise d'économie sociale :
Est l'outil économique privilégié pour assurer la diversité et la liberté d'entreprendre,
Est une des réponses les plus pertinentes pour permettre aux groupes de personnes sans grands moyens financiers de créer leur activité,
Permet le développement durable dans les quartiers, régions ou pays à difficultés économiques et/ou sociales, voire politiques.
Assure une protection efficace contre les mouvements spéculatifs,
Elle est source de partenariats et de développement de la démocratie économique, de soutien aux initiatives équitables et solidaires,
Elle entend modifier les normes d'évaluation généralement admises pour introduire la plus-value sociale et environnementale.

Elle est rentable économiquement et socialement.
Elle conjugue modernité, innovation et développement durable.

L'économie sociale possède ses syndicats d'employeurs qui doivent à notre sens être intégré aux partenaires sociaux. Le CEGES , l'USGERES et l'UNIFED sont hautement représentatifs puisque ses memebres emploient environ 11% de la population française au travail.

Dans la déclaration de principe du 23 avril 2008 du Parti Socialiste, on peut lire :

Art 6 Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier. Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie sociale. C’est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, ... / ...

C'est dire si nous sommes satisfaits de constater que le premier Parti d'alternance reprenne cette voie économique complémentaire et souhaitons que dans les départements et régions majoritairement détenues par le Parti Socialiste, des expériences "grandeur nature" soient généralisées sans pour cela attendre l'échéance de 2012.

Nous espérons vraiment qu'il s'agit d'un tournant majeur dans la ligne économique du Parti Socialiste. Beaucoup de français rêvent de créer une entreprise qui ne soit pas simplement basée sur le profit des actionnaires et respectueuse des individus qui la compose. Il faudra mobiliser le système bancaire et apporter un vrai soutien à tous les projets à venir.

Au travail ...

Sources et crédits
CEGES
USGERES
Parti Socialiste

Libellés : , ,

Prévenir et lutter contre l’illettrisme

Lancement du 4e concours

Pour la quatrième année consécutive, le Crédit mutuel méditerranéen organise un concours pour financer des projets de prévention et de lutte contre l’illettrisme proposés par des associations actives dans ce domaine. Postulez !

Ce concours est ouvert aux associations domiciliées en Provence Alpes Côte d’Azur, en Languedoc Roussillon, en Corse et en Principauté de Monaco. A la clé, plusieurs chèques seront attribués dans chaque département.

L’an dernier, 62 associations ont été candidates. Après sélection et décision de jurys indépendants composés de 8 journalistes, 15 associations se sont vues attribuer 20 000 euros.

Pour participer à cette quatrième édition, il suffit d’adresser un dossier de 3 pages - au maximum - dactylographiées présentant : l’association, l’activité, les projets et de joindre un budget prévisionnel.

La date limite des envois, qui a débuté le 1er janvier, est fixée au 30 avril.

Réunion des jurys : en mai.

Remise des chèques : en juin.

Première banque des associations (1 association sur 3 est sociétaire), le Crédit mutuel méditerranéen apporte, en complément de prestations financières, un ensemble de produits et services, d'appui logistique et de formation. A cela s'ajoutent des actions de mécénat dont bénéficient chaque année près de 400 associations.

Les dossiers de candidature doivent être adressés au
Crédit mutuel méditerranéen
Direction de la communication
494, avenue du Prado
BP 115 – 13 267 Marseille cedex 08
Ou
par messagerie électronique
lacom@cmsem.creditmutuel.fr

Libellés : , ,

21 avril 2008

Résultats de la Banque Populaire Provençale et Corse

Alors que la crise bancaire américaine semble continuer à faire des ravages de l'autre côté de l'atlantique et qu'on nous prédit des remous sur l'Europe et tout particulièrement en France, il était intéressant de savoir quelle est l'actuelle situation des établissements membres de l'économie sociale. C'est la Banque Populaire Provençale et Corse (banque coopérative) habituée de ce blog qui la première nous a transmis un communiqué abordant le thème des résultats

Marseille, le 21 avril 2008 - COMMUNIQUE DE PRESSE

Des performances solides - Un PNB en hausse de 6,6% - Un Résultat net en hausse de 15,6%

Au cours de l’Assemblée Générale du 22 avril prochain au Palais du Pharo, Jean Louis TOURRET, Président et François-Xavier de FORNEL, Directeur Général, présenteront des résultats pour l’année 2007 en forte progression.

Implantée sur 4 départements, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Corse (Nord-Sud), avec un réseau de 75 agences et 817 collaborateurs, la Banque Populaire Provençale et Corse compte aujourd’hui 198 000 clients et 50 130 sociétaires. Ancrage régional, proximité relationnelle et esprit d’entreprendre se traduisent en 2007 par le renforcement de ses effectifs, la rénovation de ses agences, et l’organisation de manifestations visant à mettre en valeur des initiatives entrepreneuriales et sociétales.

Une croissance à deux chiffres …

Son Produit Net Bancaire augmente de 6,6 % pour atteindre 124,38 millions d’euros. La marge d’intérêt s’apprécie de 9,6 %. Les charges d’exploitation, bien qu’en hausse de 5,5 %, demeurent fortement contrôlées dans un contexte de fort développement. Le coût du risque est en baisse de 17 % grâce à une très bonne maitrise des dossiers de crédit et du suivi clientèle.
Avec un Résultat Net à 27,17 millions d’euros, en hausse de 15,6 %, la Banque Populaire Provençale et Corse affiche des résultats financiers qui viennent conforter les choix stratégiques de ces dernières années.

Une progression équilibrée de tous ses métiers…

La banque réalise de bonnes performances, notamment sur le marché des particuliers avec une augmentation de 3.6 % de clients actifs. De plus, sa dynamique de conquête s’est également exprimée à travers l’augmentation des ouvertures de comptes professionnels de plus de 17,7 % et la hausse du taux d’équipement de ses clients. Tous marchés confondus, la Banque Populaire Provençale et Corse a accru son nombre de clients de près de 4 % pour atteindre 198 000 clients à fin 2007. La production de prêts a également été très forte sur 2007 (829 Millions d’Euros soit 38 % de plus qu’en 2006). Cette dynamique lui permet une progression de ses ressources monétaires de 10,8 % et de ses encours de crédit de 23,2 %, supérieure à la moyenne du marché.

La proximité au cœur de son dispositif

Dotée d’une organisation résolument orientée client, la Banque Populaire Provençale et Corse attache un attention particulière à l’accueil réservé à ses clients. Elle a ainsi investi 2,7 millions d’euros dans la rénovation de 6 agences. Elle a également recruté près de 80 nouveaux collaborateurs, dont 10 % de personnes handicapées, tout en poursuivant son effort de formation (5 670 jours de formation).

Des valeurs coopératives inscrites dans ses gènes

Parce que ses valeurs coopératives appellent à concilier en permanence performances économiques et responsabilités sociales, la Banque Populaire Provençale et Corse n’a cessé d’amplifier ses actions sociétales sur 2007. Elle s’investit dans l’aide à la création d’entreprise ( avec l’ADIE et les Plateformes d’Initiatives Locales), sur le plan environnemental avec l’ADEME (par la formation de ses collaborateurs au conseil et au financement des matériels d’économie
d’énergie), dans le domaine de la solidarité avec la création d’une agence dédiée à ses clients sociétaires confrontés à un accident de la vie.

Grâce aux actions de ses 20 Clubs Déclics (150 projets soutenus en 5 ans) et la création de sa
fondation en avril 2007 (20 partenariats noués en un an), la Banque Populaire Provençale et Corse témoigne au quotidien de son engagement coopératif et renforce sa confiance dans l’avenir de sa région.

Une politique active de croissance externe

En 2008, le Groupe Banque Populaire confirme sa volonté de développement en France comme à l’étranger. L’entrée en négociations exclusives en vue de l’acquisition des sept banques régionales d’HSBC France, intervenue fin février, confirme cette stratégie. Ce rachat, avec 400 agences supplémentaires situées dans le Sud de la France dont 270 sur l’arc méditerranéen, permettra aux Banques Populaires et notamment à la Banque Populaire Provençale et Corse, de renforcer son maillage dans une région à fort potentiel économique.

Sources
Banque Populaire Provençale et Corse

Libellés : ,

Economie sociale et solidaire et TIC

ANIS vous invite à découvrir 4 Monographies sur le thème « Economie sociale et solidaire et TIC » issues d’une collaboration entre DIESS Lille Métropole, l’OTeN et ANIS

ADULLACT Projet
Après trois ans d’existence l’Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales a envisagé de créer une structure parallèle sous forme de Société Coopérative d’Intérêt Collectif qui aurait pour objectif la mutualisation du financement et du suivi des projets informatiques libres. Cette création paraissait indispensable au regard de la rigidité des règles imposées par le Code des Marchés publics et leur inadaptation aux financements communs entre collectivités et administrations.

Centre de Ressources Informatiques de Rezé
Le CRI de Rezé est un organisme de formation professionnelle dont la démarche est empreinte de l’éducation sociale et populaire. Il a pour objectif de diffuser la culture informatique vers tous. Depuis 2004, l’association est devenue une SCIC afin d’engager une nouvelle dynamique de mutualisation et d’engagement des acteurs publics locaux.

Alternative Assistance Informatique : une société de dépannage informatique à domicile
Création et développement d’une coopérative de services à la personne spécialisée dans l’informatique.

Port Parallèle : une Coopérative d’Activité et d’Emploi dédiée aux métiers des TIC
Port Parallèle aide des personnes à créer leur propre activité dans le large domaine des TIC en leur assurant un statut et en les soutenant dans leur projet.

Ces 4 réalisations sont à consulter sur le site d’ANIS et sur le site de l’OTeN

Association Nord Internet Solidaire (ANIS)
139 rue des Arts - 59100 Roubaix
ANIS
ROUMICS

Libellés : , , ,

31 mars 2008

Produits et services « équitables »

Les produits alimentaires, toujours leaders du commerce équitable
Même si l’offre du commerce équitable s’est beaucoup diversifiée au cours de ces dernières années, l’alimentaire demeure le secteur d’activité le plus représenté et le plus important en termes de vente : sur l’année 2007 la consommation en France de produits alimentaires labellisés Max Havelaar représente un CA de 157,2 M €, contre 52,8 M € pour les produits non alimentaires.

Des parts de marchés qui grimpent
Conséquence de l’adoption progressive d’un comportement d’achat responsable de la part des consommateurs, les produits alimentaires du commerce équitable prennent du terrain sur leurs « homonymes » issus des circuits traditionnels. Ainsi la part de marché du café arabica labellisé en France atteint les 7% en volume et 8% en valeur en grande distribution, le thé représente 2% de pdm en volume et les tablettes de chocolat 1%, après une croissance de 70% sur l’année 2006 (source MHF) .

Des gammes qui s’élargissent
Les produits alimentaires équitables ce sont aussi les boissons froides, les fruits et légumes, le sucre, les confiseries, les épices…Les gammes s’étoffent d’année en année avec l’introduction de nouveaux produits. Les derniers en date sont les noix et les graines : arachide, sésame, noix de cajou, noix d’Amazonie. De nouvelles marques arrivent également régulièrement sur le marché.

La suite sur le site du Forum Equitable

Libellés : , ,

11 mars 2008

4ème Forum National du Commerce Equitable

Pour sa quatrième année consécutive et après le succès des éditions précédentes, le Forum National du Commerce Equitable – FNCE - réunira à nouveau les 25 et 26 avril 2008 à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris l’ensemble des professionnels qui œuvrent pour un meilleur équilibre Nord/Sud.

Evènement fédérateur et attendu par l’ensemble des acteurs du commerce équitable, il marquera le lancement de la 8ème quinzaine dédiée à ce secteur, qui se déroulera du 25 avril au 11 mai 2008 dans toute la France.

Grand public, professionnels, presse et porteurs de projet, plus de 15 000 visiteurs viendront apprécier la qualité, la richesse et la diversité des produits et services issus des différentes filières du commerce équitable, s’informer et débattre sur les grands enjeux et perspectives de ce secteur en perpétuelle évolution, échanger leurs expériences, nouer des relations, s‘imprégner d’idées originales et découvrir les spécificités du commerce équitable au travers de nombreuses animations ludiques, interactives et pédagogiques.

Nous vous invitons dès à présent à réserver ces dates dans votre agenda et espérons vous retrouver nombreux à Paris lors du 4ème Forum National du Commerce Equitable.

Edition 2008

Cette année encore le FNCE bénéficie du soutien de nombreux partenaires : la Mairie de Paris, le Conseil régional d’Ile de France, la Délégation interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale, le Ministère des Affaires Etrangères et le Crédit Coopératif.

C’est sous le signe de la consommation responsable que s’inscrit cette nouvelle édition. « Consommer équitable », c’est donner du sens à ses achats. Le forum 2008 vise à permettre de mieux comprendre en quoi nos comportements d’achat peuvent participer à une meilleure répartition des richesses, et à nous éclairer sur les répercussions sociales et environnementales de nos actes. Conférences et animations s’articuleront autour de ce fil rouge.

Tous les secteurs du commerce équitable seront représentés et regroupés par thème sur les 2300m² de l’espace Condorcet : mode/textile, alimentaire, décoration/mobilier, bien-être/cosmétiques et, comme nouveauté cette année, un espace entièrement dédié au tourisme solidaire.

Ce forum est aussi l’occasion de découvrir des nouvelles tendances, des idées innovantes développées par de jeunes créateurs d’entreprise et de rencontrer ceux et celles qui peuvent répondre aux porteurs de projet et les accompagner dans leur démarche.

Les organisateurs,
La PFCE, Max Havelaar, Le Groupe SOS

Renseignements et inscription sur le site Web du Forum

Libellés : ,

10 mars 2008

Représentativité syndicale des employeurs

Ecosociale depuis ses débuts s'étonne que les syndicats employeurs parties prenantes dans les négociations avec les syndicats de salariés et les pouvoirs publics n'incluent pas les organisations d'employeurs de l'économie sociale et solidaire. Comment peut-on exclure les responsables d'entreprises qui employent plus de 13% de la population active ?

Nous avons eu le plaisir cette semaine de découvrir un texte de l'USGERES publié dans le magazine Alternatives Economiques dans lequel il revendique cette présence. Vous trouverez ci-dessous le texte d'Alain Cordesse : président de l'Union de syndicats et groupements d'employeurs représentatifs dans l'économie sociale (Usgeres)

Un patronat peu représentatif

Depuis le 24 janvier, les partenaires sociaux représentatifs débattent de la représentativité des organisations syndicales. L'Usgeres, comme d'autres organisations syndicales et patronales, souhaite qu'à l'occasion de cette délibération sociale soit abordée la question de la représentativité patronale. En effet, à côté du Medef, de la CGPME et de l'UPA, il existe en France un patronat de l'économie sociale qui, malgré ses 800 000 entreprises et 2 millions de salariés, ne siège dans aucune instance du dialogue social et n'est jamais consulté sur les accords portés à la négociation entre partenaires sociaux.

Le système actuel de représentation ne reflète plus la réalité de l'économie, la diversité des formes d'entreprendre et l'évolution du paysage patronal. Pouvons-nous encore imaginer que dans un pays à la recherche d'une nouvelle dynamique de croissance, les employeurs d'un salarié sur sept ne soient pas représentés? Comment expliquer que, alors que les entreprises de l'économie sociale seront créatrices de milliers d'emplois dans les prochaines années, notamment dans les secteurs de l'aide à domicile, du sport, de l'animation, du tourisme social, de l'action sanitaire, sociale et sociomédicale, leurs employeurs ne soient représentés nulle part? A l'heure où les crises se multiplient à l'échelle internationale et où le lien social se délite, comment ne pas reconnaître l'économie sociale, qui contribue tous les jours à une croissance de proximité et de solidarité par le développement d'emplois non délocalisables?

Les organisations patronales de l'économie sociale ont obtenu 11,32% des voix aux élections prud'homales de 2002. Elles ont négocié et signé 21 conventions collectives nationales et accords collectifs dans leurs 14 branches et secteurs professionnels, ainsi qu'un accord interprofessionnel sur la formation tout au long de la vie. Elles sont des acteurs légitimes du dialogue social. Les pouvoirs publics sollicitent les employeurs de l'économie sociale et s'appuient sur eux quand il s'agit de mettre en oeuvre les politiques publiques de l'emploi, de l'insertion, de la formation professionnelle, de la protection sociale ou de la diversité. Alors pourquoi ne pas ouvrir le débat de leur représentation institutionnelle?

Le patronat de l'économie sociale demande au gouvernement l'ouverture immédiate d'une concertation sur les critères de mesure de la représentativité patronale. Il entend mobiliser l'ensemble de ses composantes pour réussir les élections prud'homales du 3 décembre 2008, qui constitueront à n'en pas douter une des mesures test de sa représentativité.

Sources, crédits et copyrignts
Alternatives économiques
USGERES

Libellés : , ,

04 mars 2008

GOUVERNANCE : Rencontres de l'Observatoire

L'actualité récente met un peu plus en lumière l'importance de la gouvernance des entreprises. Si ce sujet ne semble pas prédominer dans l'économie marchande, il n'en est pas de même dans l'économie sociale et solidaire où l'on place au premier rang l'obligation d'une bonne gouvernance. Le CJDES a mis en place un "observatoire de la gouvernance". Comment le présentent-ils ?

Pourquoi un Observatoire de la Gouvernance du CJDES?

"La gouvernance des entreprises de l’économie sociale est originale car démocratique. Par ce simple fait, elle mérite d’être abordée, traitée et débattue. Le Centre des jeunes dirigeants et acteurs de l’économie sociale (Cjdes) vous propose un espace d’information et des temps d’échanges. Ce constat paraît anodin, pour ceux qui pratiquent nos structures d’économie sociale, mais il n’en demeure pas moins spécifique et différenciant des autres modes de gouvernance d’entreprise ... / ..."

Ecosociale était l'invité du CJDES pour la session du 28 Février 2008. Le thème abordé était : " Gérer et contrôler d’une charte dans le monde associatif à Solvabilité II pour les mutuelles"

Cette conférence organisée autour de Cyrille Cohas-Bogey, Directeur du Comité de la Charte et de Jean-Luc de Boissieu Secrétaire général du Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (GEMA) a permis aux participants de prendre connaissance des évolutions de gouvernance dans le monde associatif et des changements profonds qui vont être introduits par la directive Solvabilité II dans le monde mutualiste.

Extraits :

"La gouvernance évolue entre deux dynamiques qui se complètent, qui s’observent et se « surveillent ». Elle comprend un premier volet indéniable qui est celui de la « gestion » des orientations de l’entreprise, en somme cela relève de la décision. L’autre volet qui émerge et tend aujourd’hui à prendre une place de plus en plus prépondérante est celle de « contrôle ». Pas de bonne gestion sans un bon contrôle…les deux sont imbriqués, indissociables, même. Un administrateur doit savoir bien gérer comme il doit savoir bien contrôler. Les deux exemples cités ci-dessous, permettent d’éclairer cette dimension de gestioncontrôle.

Le Comité de la Charte est un organisme d’agrément et de contrôle à l’égard des organisations (associations et fondations) faisant appel à la générosité du public. Ce comité vient de réformer sa gouvernance, processus et résultats qui sont porteurs d’enseignements.

Le deuxième cas est celui des mutuelles. L’arrivée de la directive européenne Solvabilité II, qui vise à mieux mesurer la solidité financière des organismes d’assurance, va radicalement bouleverser leurs modes de gouvernance. Ces deux cas sont pertinents pour ce qu’ils recouvrent de processus visant à la modification de règles, d’habitudes et de gestion. Ils redéfinissent les pouvoirs des administrateurs, les modalités d’organisation de la structure en elle-même. Ces dynamiques, qu’elles soient imposées par une norme européenne ou bien par une demande venue de personnes physiques, poussent les organisations, en lien avec des projets humains, à se redéfinir et se retrouver ... / ... "

L'intégralité des contributions sur : La Newsletter du CJDES téléchargeable ICI

Prochaine conférence : « Leadership et légitimité » le 20 mars 2008
Contact CJDES : info@cjdes.org

Sources et crédits
CJDES
Europa

Libellés : , ,

26 février 2008

Le retour des "Jeudi Soidaire"

On parle beaucoup aujourd'hui d'économie des ressources et donc de recyclage

Nouvelle Attitude propose aux collectivités territoriales et aux entreprises une gamme de solutions innovantes pour réduire leurs déchets et maximiser la collecte et le recyclage dans leurs immeubles de bureaux.

Un employé jette en moyenne 75 kg de papier usagés par an. Les papiers et cartons représentent plus de 70% des déchets produits par les activités de bureaux. Aujourd’hui 80% des papiers de bureaux sont détruits en décharge ou par incinération.

On estime le gisement de papiers de bureau récupérable à 1 million de tonnes en France dont plus de 350 000 tonnes dans la région Ile de France. Nouvelle Attitude est aussi une entreprise d'insertion, elle réunit et anime les conditions sociales et professionnelles nécessaires pour assurer la formation, l'encadrement et la réintégration dans le monde du travail de personnes exclues, ou victimes d’handicaps sociaux ou professionnels.

Comment est née l'idée de ce projet, quel est le contexte en terme d'enjeux de développement durable pour notre société ? Quel est le processus de collecte et de recyclage ?

Qui sont les partenaires qui ont permis la concrétisation de ce projet ? Pourquoi avoir demandé l'agrément entreprise d'insertion et qu'induit cette spécificité dans le fonctionnement quotidien ? Autant de questions auxquelles pourront répondre Bertrand Meloy et Didier Toqué, fondateurs de Nouvelle Attitude.

► On parle beaucoup aujourd'hui de services à la personne et notamment d'accès à la mobilité pour tous

En Seine-et-Marne, l’association Vilcena aide les personnes âgées à se déplacer en voiture. Créée en 1997, l'association Vilcena a pour vocation de sortir de leur isolement les personnes âgées et/ou à mobilité réduite de l'est parisien (Charenton-le-Pont, Fontenay-sous-Bois, Nogent-sur-Marne, Saint-Mandé, Saint-Maurice, Vincennes). Elle les aide à préserver leur autonomie grâce à l'accompagnement, l'assistance dans chaque déplacement de la vie quotidienne et des loisirs.

Quel est le modèle économique de cette activité associative ? Dans quelle mesure les collectivités soutiennent le développement des services rendus par Vilcena ? Vilcena doit-elle affronter la concurrence d'opérateurs marchands ? Autant de questions auxquelles pourra répondre Pascale Jouando, directrice et fondatrice de Vilcena.

Jeudi Solidaire du 13 mars 2008
Rendez-vous à Alter Mundi à 18 h 15
41 rue du Chemin Vert
75011 Paris
Inscription obligatoire : cliquer ici pour vous inscrire

Libellés : , ,

13 février 2008

Prévenir et lutter contre l’illettrisme - Lancement du 4e concours

Depuis plus de 10 ans, la fondation du Crédit mutuel pour la lecture et le Crédit mutuel méditerranéen accompagnent des projets de prévention et de lutte contre l’illettrisme. Désireux de soutenir des associations particulièrement actives dans ce domaine, notre banque mutualiste régionale lance un concours, pour la troisième année consécutive.

Ce concours est ouvert aux associations domiciliées en Provence Alpes Côte d’Azur, en Languedoc Roussillon, en Corse et en Principauté de Monaco.

A la clé, plusieurs chèques seront attribués dans chaque département.

L’an dernier, 62 associations ont été candidates. Après sélection et décision de jurys indépendants composés de 8 journalistes, 15 associations se sont vues attribuer 20 000 euros.

Pour participer à cette quatrième édition, il suffit d’adresser un dossier de 3 pages - au maximum - dactylographiées présentant : l’association, l’activité, les projets et de joindre un budget prévisionnel.

La date limite des envois est fixée au 30 avril.

Réunion des jurys : en mai.

Remise des chèques : en juin.

Les dossiers de candidature doivent être adressés au

Crédit mutuel méditerranéen
Direction de la communication
494, avenue du Prado
BP 115 – 13 267 Marseille cedex 08
Tél : 04 91 23 72 65.
Email : lacom@cmsem.creditmutuel.fr

Libellés : , ,