21 novembre 2008

L'économie sociale apporte-t-elle des solutions à la crise ? : Yes we do !

L'économie sociale est née pour répondre à la crise

Au 19ème siècle, l’industrialisation paupérise les classes populaires, ce sont les premières crises économiques et sociales. Face à cette paupérisation, les classes laborieuses cherchent à répondre à leurs besoins, que ce soit pour s’assurer contre la maladie à travers les caisses de secours mutuel, accéder au crédit par le biais d’organismes de crédit coopératif, se procurer certains biens essentiels (denrées alimentaire, vêtements) par la création de coopératives de consommateurs, ou s’organiser en groupements de producteurs. C’est ainsi que l’idée d’économie sociale apparaît.


10% des emplois en France

Cette économie ni capitaliste ni publique, qui favorise une implication de l'ensemble des parties prenantes (salariés, clients, actionnaires/administrateurs...) dans la gouvernance d'entreprise, représente aujourd'hui plus de 10% de l'emploi en France. Mais elle est également présente partout dans le monde, au sud comme au nord et même aux Etats Unis d'Amérique. L’économie sociale (associations, mutuelles et coopératives) n'a pas pour objectif de rentabiliser du capital, de servir des dividendes à des actionnaires, elle prône une répartition juste et équilibrée des richesses créées, dans le sens de l'intérêt commun.

Une solution à la crise actuelle ?

Si l'économie sociale semble en mesure de répondre à la quête de sens de nombreux citoyens, la crise actuelle interroge : touche-t-elle l'économie sociale aussi durement que l'économie classique ? et surtout l'économie sociale, que l'on entend peu aujourd'hui, peut-elle représenter une solution crédible ou du moins proposer des remèdes à la difficile situation économique et sociale que nous connaissons actuellement ? En quoi est-elle en rupture avec le capitalisme ?

A-t-elle les outils , la « taille » qu’il faut pour prétendre jouer ce rôle ?

Pour essayer de répondre à cette question, nous aurons le plaisir d'accueillir Thierry Jeantet, auteur de "l'économie sociale, une alternative au capitalisme" (éditions Economica, mars 2008). Thierry Jeantet est directeur général d'un groupement européen d'intérêt économique (Euresa) et président de l'association "Les Rencontres du Mont Blanc" (rencontres internationales de l'économie sociale). Il a multiplié les expériences au sein d'un secteur dont il connaît les forces et les faiblesses (il a travaillé dans une banque coopérative, au Groupement des mutuelles d'assurance, à la délégation interministérielle à l'économie sociale ; il a également été président du Centre des Jeunes Dirigeants et acteurs de l'économie sociale).

Avec Thierry Jeantet, des personnalités issues des mondes politique, médiatique et économique auront pour objectif d'identifier pendant cet événement les réponses que peut apporter l'économie sociale à la crise actuelle.

Rendez-vous à L'Atelier

le 4 décembre de 18 h à 20 h
8-10 impasse Boutron Paris 10ème.
Métro Gare de l'Est ou Château Landon
Stations Vélib' 10023 ou 10026.

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21 avril 2008

Economie sociale et solidaire et TIC

ANIS vous invite à découvrir 4 Monographies sur le thème « Economie sociale et solidaire et TIC » issues d’une collaboration entre DIESS Lille Métropole, l’OTeN et ANIS

ADULLACT Projet
Après trois ans d’existence l’Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales a envisagé de créer une structure parallèle sous forme de Société Coopérative d’Intérêt Collectif qui aurait pour objectif la mutualisation du financement et du suivi des projets informatiques libres. Cette création paraissait indispensable au regard de la rigidité des règles imposées par le Code des Marchés publics et leur inadaptation aux financements communs entre collectivités et administrations.

Centre de Ressources Informatiques de Rezé
Le CRI de Rezé est un organisme de formation professionnelle dont la démarche est empreinte de l’éducation sociale et populaire. Il a pour objectif de diffuser la culture informatique vers tous. Depuis 2004, l’association est devenue une SCIC afin d’engager une nouvelle dynamique de mutualisation et d’engagement des acteurs publics locaux.

Alternative Assistance Informatique : une société de dépannage informatique à domicile
Création et développement d’une coopérative de services à la personne spécialisée dans l’informatique.

Port Parallèle : une Coopérative d’Activité et d’Emploi dédiée aux métiers des TIC
Port Parallèle aide des personnes à créer leur propre activité dans le large domaine des TIC en leur assurant un statut et en les soutenant dans leur projet.

Ces 4 réalisations sont à consulter sur le site d’ANIS et sur le site de l’OTeN

Association Nord Internet Solidaire (ANIS)
139 rue des Arts - 59100 Roubaix
ANIS
ROUMICS

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31 mars 2008

Produits et services « équitables »

Les produits alimentaires, toujours leaders du commerce équitable
Même si l’offre du commerce équitable s’est beaucoup diversifiée au cours de ces dernières années, l’alimentaire demeure le secteur d’activité le plus représenté et le plus important en termes de vente : sur l’année 2007 la consommation en France de produits alimentaires labellisés Max Havelaar représente un CA de 157,2 M €, contre 52,8 M € pour les produits non alimentaires.

Des parts de marchés qui grimpent
Conséquence de l’adoption progressive d’un comportement d’achat responsable de la part des consommateurs, les produits alimentaires du commerce équitable prennent du terrain sur leurs « homonymes » issus des circuits traditionnels. Ainsi la part de marché du café arabica labellisé en France atteint les 7% en volume et 8% en valeur en grande distribution, le thé représente 2% de pdm en volume et les tablettes de chocolat 1%, après une croissance de 70% sur l’année 2006 (source MHF) .

Des gammes qui s’élargissent
Les produits alimentaires équitables ce sont aussi les boissons froides, les fruits et légumes, le sucre, les confiseries, les épices…Les gammes s’étoffent d’année en année avec l’introduction de nouveaux produits. Les derniers en date sont les noix et les graines : arachide, sésame, noix de cajou, noix d’Amazonie. De nouvelles marques arrivent également régulièrement sur le marché.

La suite sur le site du Forum Equitable

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13 février 2008

« Entrepreneur TIC et économie sociale et solidaire »

ANIS vous invite à assister à une Conférence organisée par Déclic.net le 28 février prochain, sur le thème « Entrepreneur TIC et économie sociale et solidaire ».

Des entrepreneurs TIC ont décidé de s'inscrire dans l'économie sociale et solidaire. Dans la pratique d'une certaine « informatique » on entend beaucoup les mots libre, solidaire, coopératif, collaboratif...

... il existe des façons d'entreprendre qui ont recours au même vocabulaire et qui sont plutôt confidentielles.

A partir d'exemples concrets et du vécu de leurs dirigeants, venez découvrir ces formes originales d'entreprises qui donnent un sens particulier à leurs projets.

Introduction : profils de l'entrepreneur « alternatif »

La coopérative d'activité et d'emploi, accueil du créateur, aide au démarrage :
- Microclear : formation et dépannage informatique
- Alterna : hébergement et portage de projets
- Graines d'affaires : coopérative d'activité et d'emploi

La société coopérative d'intérêt collectif :
- Cliss XXI : expertise, assistance, formation, accompagnement sur les logiciels libres

La société coopérative de production :
- Insite : agence d'accompagnement de projets internet-extranet
- ANIS : favoriser l'internet citoyen et solidaire

Une nouvelle entreprise coopérative sur EuraTechnologies :
- Coop-Euratec : cabinet d'experts en téléphonie, Internet, plateforme relation clients pour les PME

Intervenants : Microclear, Alterna, Graines d'affaires, Cliss XXI, Insite, ANIS, Coop-Euratech.

Jeudi 28 février 2008, de 18h à 20h à Lille (Euratechnologies - 165 avenue de Bretagne)

Informations et inscriptions

Julie Bailleul - Coordinatrice Réseau et Projets
Association Nord Internet Solidaire (ANIS)
139 rue des Arts - 59100 Roubaix
ANIS
ROUMICS

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10 septembre 2007

Le coeur du monde

Voici un peu plus de 2 ans que l’Appel des 93 vit et respire…

Deux ans que nous nous sommes levés, ensemble, dans notre diversité, contre les caricatures qui stigmatisent les habitants de la Seine-Saint-Denis. Nous n’avons de cesse de leur montrer une autre image de notre département, plus fidèle à son esprit rebelle, solidaire et passionnément humain.

Avec les 93, avec les 2500 qui nous ont rejoint, avec tous les autres, nous voulons dépasser les limites, être là où on nous attend le moins pour faire émerger la parole, exiger le respect et la confiance qui nous sont dus et valoriser nos richesses.

Pour aller toujours plus loin et faire bouger les frontières du possible, l’Appel crée la surprise :

En affrétant Esprit 93, un bateau aux couleurs de la Seine-Saint-Denis qui part traverser les mers ;

En multipliant les débats ici, au cœur du département, sur les thèmes les plus ambitieux, sans tabou ni a priori ;

En restituant notre mémoire commune, celles de tous nos « pères », esclaves déportés d’Afrique, résistants, ouvriers qui ont bâti notre département ;

En occupant les murs de nos villes, via les portraits et les mots de la jeunesse, pour « décoller l’étiquette » ;

En exposant au Petit Palais, haut lieu de la culture parisienne, le travail de création de la styliste Sakina Msa, avec les femmes de nos quartiers…


A chaque fois, il s’agit de démolir les idées reçues, de casser les clichés à grands coups de questions, de provocations, de revendications… Avec fierté et dignité !

A chaque fois aussi, il est question de faire ensemble, d’opposer l’unité de notre diversité, aux divisions et aux clivages et de faire la preuve éclatante de ce que peut produire la confiance et le respect.

Et maintenant ? Comment surprendre encore pour montrer la réelle identité de la Seine-Saint-Denis, si injustement malmenée ?

L’idée de construire tous ensemble un projet théâtral à partir de la parole des habitants, en associant amateurs, professionnels, dramaturges et écrivains a germé lors de notre dernière Assemblée générale. Premiers contacts : immédiatement, cinq compagnies théâtrales dont Armand Gatti répondent « banco »… Première idée : et si Don Quichotte revenait aujourd’hui chez nous… Au service de quelle cause mettrait-il son épée ? Quels moulins à vents aurait-il à combattre, contre quels géants ?

Un travail d’au moins neuf mois dans l’ensemble du département, ouvert à tous, de recueil de la mémoire des habitants, d’écritures, de mise en scène, de jeu théâtral et d’animations de rue…. Voilà l’ambition.

Pour la conduire de bout en bout, nous sollicitons tous les signataires de l’Appel des 93 . Nous avons besoin de tous nos savoir-faires, de toutes nos envies, de toutes nos richesses…. Envie de s’exprimer, de jouer, de créer, de construire des décors, de raconter, d’écrire, de participer à cette belle aventure ? L’invitation vous est lancée…. Nous attendons maintenant avec impatience votre avis et votre adhésion.

Coordination de l'Appel des 93
http://www.appeldes93.fr

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29 août 2007

Et si nous donnions un sens à notre épargne ?

La récente crise bancaire issue des fameuses «subprimes» américaines nous amène une fois de plus à nous pencher en tant qu’épargnants sur l’usage que font les institutions financières de notre argent.

Qu’avons-nous pu observer pendant cette crise ?

Les pouvoirs publics si prompts en général à fustiger les dépenses de santé ou les retraites des salariés ont montré leur impuissance. La BCE championne de l’inflation et donc prompte à combattre toutes les augmentations de salaires a été obligée d’injecter plus de 200 milliards d’euros (source Le Grand soir ).

Le président de la République qui doit recevoir les banquiers français leur demandera-t-il d’imputer sur leurs bénéfices les pertes occasionnées par les placements sur le marché des subprimes ?

S’ils refusent, combien d’entreprises et de particuliers vont devoir payer pour compenser les pertes issues de la course au rendement à deux chiffres ?

S’ils acceptent, combien de salariés de ces banques et établissements financiers en feront les frais au travers de plans sociaux ou suppressions d’emplois ?

Cette crise met une fois de plus en lumière la façon dont l’argent des épargnants peut être utilisé et donne à beaucoup l’envie de sanctionner les comportements totalement spéculatifs.

L’épargne outil de modification des comportements économiques ?

On parle à mots feutrés (mais de plus en plus) de responsabilité sociale ou sociétale des entreprises. Les événements liés aux subprimes sont, il me semble, annonciateurs de leur futur succès auprès des épargnants.

Lassés par des marchés financiers dont l’objet principal devient de plus en plus la rentabilité maximale à court terme (au détriment de l’investissement productif de moyen et long terme), les citoyens épargnants vont rapidement orienter leur épargne vers des solutions éthiques, responsables et respectueuses de la planète.

Quelles pistes aujourd’hui pour investir autrement son argent ?

La finance solidaire

Vous avez la fibre citoyenne, vous comprenez que nos actes économiques (consommer, épargner, investir, produire) peuvent peser dans la façon dont notre société fonctionne et que par des comportements adaptés, chacun peut apporter sa touche à la construction d’une société plus humaine. Les produits d’épargne solidaire vous permettent d’exercer votre citoyenneté en orientant votre argent vers des projets qui vous tiennent à cœur, porteurs de changement et de lien social.

Les circuits financiers solidaires ont un double rôle :

Ils apportent des financements qui :
- répondent aux besoins de financement des projets solidaires, non satisfaits par le marché ;
- stimulent le développement d’initiatives et de projets alternatifs et innovants.
Ils répondent à des interrogations et à un besoin de transparence des épargnants sur l’utilisation faite de leur épargne en suscitant une démarche nouvelle chez eux et en leur permettant de diriger leurs choix d’investissements, non plus uniquement en vertu de principes financiers, mais également en fonction de leurs critères éthiques (adéquation entre leurs valeurs morales et leurs actes), de solidarité (altruiste ou citoyenne) et de proximité (géographique ou sociale).

Liste des produits d’épargne labellisés Finansol
Source Finansol

L’investissement socialement responsable

Il s’agit de l’Investissement socialement responsable, connu en anglais sous le nom Socially Responsible Investment. Ce type de gestion consiste à intégrer des critères de nature sociale et environnementale aux critères financiers classiques. Pour cela les gestionnaires de fonds utilisent, entre autres, les services d’analystes spécialisés dans la notation des entreprises sur ces thèmes.

Liste et évaluations des fonds ISR

Source NOVETHIC

Certains argueront que ces placements sont tout au plus un nouvel avatar du capitalisme, d’autres comme Milton FRIEDMAN que la responsabilité sociale des entreprises ne peut être mise en place dans les entreprises qu’après que les actionnaires aient été... bien servis.

Il n’en reste pas moins qu’aucune loi ne permettant la moralisation de la finance mondiale (du moins tant que les politiques s’y refusent), ce sera de plus en plus à chacun de nous de décider de l’affectation de notre épargne en fonction de critères concernant : les droits de l’Homme, la préservation de l’environnement et des ressources naturelles, les droits et conditions de travail...

Illusoire direz vous ?

Une citation du Dalaï Lama donne pourtant à réfléchir :

« Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez de dormir avec un moustique... Et vous verrez qui empêche l’autre de dormir. »

Alors, pourquoi ne pas commencer maintenant à regarder et agir ?



Jean Claude BENARD

Slovar les Nouvelles

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